Dans son anti-blog, le célèbre et gentil Pr. Golb tente de ranimer l'incandescence des blogs en offrant gracieusement ses savantes idées...

02 décembre 2004

DLPDGS - épisode 24


05 heures

Pas de coq ni de cocorico. A mon réveil, alors que j'entrouvre prudemment un œil, je découvre avec frayeur que quelqu'un est là et m'observe.
Encore imprégné de mes rêves, j'analyse attentivement ce que je vois. Cet être qui me regarde n'est ni le Schtroumpf Garou (il n'a pas de croc), ni le schtroumpfin d'Alice (il n'a pas de montre), ni un cambrioleur (il n'a pas de bas sur la tête), ni même Gargamel (il n'est pas laid).
C'est un grand homme de peau blanche, vêtu d'un costume et d'un nœud papillon. Il se tient debout devant mon lit et me dit doucement :

« Bonjour Pr. Golb, l'émission Vise un peu ma vie se termine ! La production doit vous réveiller car il est l'heure de partir !
- Schtroumpf alors ! » réponds-je en me souvenant de ce rêve étrange dont je sors à peine, et aussi en me disant que je n'ai pas assez dormi.

Pour mieux revenir à la réalité, je me frotte les yeux et c'est alors que je distingue à côté de l'homme au nœud papillon un cameraman et un preneur de son, tous deux fixés sur moi. En me levant, je les supplie de patienter un moment avant de me filmer car je veux d'abord aller me changer dans la salle-de-bains. Je n'ai pas envie d'être filmé dans cette tenue !

Dans la salle de bains, à peine mon bonnet retiré, je m'aperçois avec stupeur que les vêtements de Grand Schtroumpf que je porte sont déchirés !? Découvrant mon reflet dans le miroir, je réalise rapidement ce qui se passe. Ce n'est pas le sommeil agité qui m'a fait déchirer mes vêtements, mais mon corps a déjà commencé à grandir et mes pieds ont fait des trous au bout du pantalon de Grand Schtroumpf. Je comprends mieux pourquoi mes rêves étaient agités. Je suis en train de redevenir le grand et musclé Professeur Golb.




Spectacle surprenant dans la glace : on croirait Hulk, mais en bleu. Heureusement qu'ils ne m'ont pas filmé. En toute hâte, je m'empresse d'ôter cette tenue devenue indécente et j'enfile mes vrais vêtements, caleçon, chaussettes (reprisées par Uline), jean, tee-shirt (repassé par Uline), certes tous encore un peu trop grands. Après avoir vérifié que mes trouvailles étaient bien dedans (j'ai fait un mauvais rêve où l'on m'avait tout volé), je saisis mon sac, évidemment très alourdi. Enfin, je sors de la salle de bains, prêt à me laisser avantageusement filmer.

D'un seul regard, je balaie la pièce et constate qu'aucun objet n'a disparu, ouf, ce n'était qu'un cauchemar. Mais subitement, deux hommes se précipitent sur moi et m'attrapent par les épaules. Ils me conduisent dehors en direction d'un hélicoptère, de couleur rouge et blanc. L'équipe de tournage nous suit de très prêt en courant, pour ne rien manquer. Il faut faire très vite pendant que les Schtroumpfs sont encore endormis dans le village, afin qu'ils ne s'aperçoivent de rien.

Les pâles de l'hélicoptère sont déjà en rotation et pourtant l'hélicoptère ne fait pas de bruit. En effet, je remarque que le rotor est équipé d'un silencieux, une invention que j'ai mise au point il y a quelques années, en 1989, je crois. Je suis content d'en voir enfin une application dans le civil (je l'ai d'abord vendue en 10000 exemplaires à l'armée française.)





Nous venons de décoller. A l'intérieur, un petit déjeuner copieux m'attend : croissants frais, boisson chocolatée, café, jus d'orange, fruits, céréales... tout est prévu, je n'ai qu'à choisir ce qui me plaît.

En déjeunant, nous croisons un autre hélicoptère semblable au notre, mais de couleur bleu et blanc. Il se dirige vers le village des Schtroumpf, et je reconnais à l'intérieur... le Grand Schtroumpf !




Celui-ci semble très absorbé, il a les yeux fermés et ne me voit pas. Je remarque qu'il porte un casque sur les oreilles, sans doute écoute-t-il de la musique ? Etrange...



Pendant le vol, au moment où nous commençons à survoler le Pays Maudit (une immense forêt), un animateur me met un bandeau noir sur les yeux. Il m'explique que l'emplacement du village des Schtroumpfs doit absolument rester secret.
Intérieurement, je me surprends à sourire car personne ne se doute que dans mon sac, je dispose désormais du plan secret du pays des Schtroumpfs...

L'hélicoptère me dépose devant chez moi, où l'on m'autorise enfin à retirer le bandeau. Uline est là, grelottante, elle m'attendait. Nous saluons l'équipe de « Vise un peu ma vie ! » et rentrons vite dans notre maison.

Zut, j'ai mal calculé, il reste encore un épisode de DLPDGS. En fait il y en a 25 et non pas 24.

Posté par golb à 22:42 - DLPDGS (expérience vécue) - Commentaires [4] - Permalien [#]

Commentaires
    Auuuu c'est presque fini ... sniff sniff ...

    Mais je me demande un truc, que faisait le vrai Grand-Schtroumpf pendant que vous vous étiez à sa place ? Mystère.

    HulkSchtroumpf !!! Trop fort !!
    Posté par Transs, le 02 décembre 2004 à 23:31
  • Beurk
    J'aime le bleu, mais là vraiment !
    J'imaginais le Pr Golb comme un genre de Tryphon Tournesol (ou Cuthbert Calculus) mais bon !
    Heureusement qu'il a du génie, on ne peut pas tout avoir.
    Posté par Pr Mc B, le 03 décembre 2004 à 10:58
  • Mais pourquoi Uline était-elle grelottante ? Le froid, l'émotion ou... la colère ?
    Sinon, je ne vous crois pas quand vous dites : "Je suis en train de redevenir le grand et musclé Professeur Golb." Tout le monde sait bien que les Pr. ne peuvent pas être grands et musclés...
    Problème de chevilles ???
    Posté par Pr. Casbonbon, le 05 décembre 2004 à 15:16
  • Heum, pourtant je fais de la musculation tous les jours matin, midi et soir depuis que j'ai rencontré le Schtroumpf costaud.
    Posté par Pr. Golb, le 05 décembre 2004 à 20:17
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