Dans son anti-blog, le célèbre et gentil Pr. Golb tente de ranimer l'incandescence des blogs en offrant gracieusement ses savantes idées...

03 novembre 2004

DLPDGS - épisode 12


17 heures

Quelqu'un frappe à la porte. Fort des conclusions de ce matin, je décide cette fois-ci d'aller ouvrir. De plus, je n'aime pas rester trop longtemps dans les coins sombres.

Le Schtroumpf gourmand se tient sur le pas de la porte. Il déguste, comme à son habitude, une part de gâteau à la crème avec 3 cerises confites sur le dessus. En le voyant, je me dis : étonnant, il réussit malgré tout à garder la ligne ?




« Granddd Schtroumpfff ! dit-il la bouche pleine, venez vite, la dégustation va commencer ! »
Sans même attendre que je lui réponde, il m'attrape par le bras, me tire, et me voici en train de courir avec le Schtroumpf gourmand, sans savoir pourquoi !

Nous sortons du village, empruntons le chemin du lac et du petit pont, et à la bifurcation, nous suivons le chemin du petit pont. Nous arrivons devant le champ de salsepareille des Schtroumpfs. C'est une parcelle immense mesurant au moins plusieurs centimètres carrés !

Dans un champignon aménagé pour l'occasion, je découvre le Schtroumpf paysan, ses congénères, et de nombreux autres Schtroumpfs. La récolte étant terminée depuis septembre, ils ont organisé aujourd'hui une dégustation de « jus de salsepareille nouveau », oh !!! comme ils disent.

Je connaissais déjà le jus de salsepareille(*), car j'en ai bu pendant un voyage au Portugal avec le Professeur Tournesol il y a quelques années (si si).
A ce propos, je n'ai jamais eu l'occasion de goûter au jus de tournesol.
Mais celui-ci, un jus nouveau préparé par les Schtroumpfs, est un breuvage des plus divins !

Pendant que je sirote mon verre, je discute un peu avec le Schtroumpf poète qui est venu, lui aussi pour l'occasion. Voici une photo de mon verre (euh, vide) :



Mais la Schtroumpfette ne se déshabille pas quand on finit le verre...
Nul donc besoin d'emporter ce magnifique verre.
Par contre, j'accepte de bon cœur un flacon de jus de salsepareille,
que m'offre souriant le Schtroumpf paysan.
Je salue en partant Schtroumpf poète et Schtroumpf paysan,
qui ont tous deux, gentiment, permis cette fête.

En rentrant, chancelant, je remarque une maison de taille surprenante,
Est-ce un château ? Que dis-je c'est un château, c'est une péninsule !
C'est un roc ! C'est un schtroumpf ! C'est un cap !
Que dis-je c'est un cap ? ...C'est une péninsule !

Je prends d'abord (hips) titubant une photo, difficile de cadrer,



et me dirige vers ce château pour tenter d'y entrer.
Je frappe actionnant le marteau, sur la porte fixé,
flanquée de deux hallebardiers qui en encadrent l'entrée.
L'air suspicieux ils me toisent, mais me laissent passer,
reconnaissant en moi, par mon habit de rouge coloré,
le Grand Schtroumpf courtois, qu'il convient de respecter.

Si tôt entré j'aperçois un Schtroumpf tout de jaune d'or vêtu
et d'une couronne galammant revêtu,
sa traîne s'alanguit mollement sur le sol,
un sceptre à la main brandi, tel une idole.
Quelques Schtroumpfs asservis s'agenouillent devant lui,
inclinent la tête dans un silence recueillis.
D'autres observent, porteurs, gardes,
... pas de place pour la rime, tant pis.

« Qui diantre me dérange, moi qui suis le Schtroumfissime ! »
vocifère, sans daigner me regarder, ce Schtroumpf débilissime.
Cette « majesté » nimbée d'or nous semble bien prétentieux,
je vais bien vite lui rabaisser son superbe caquet en ces lieux.

Et pour une fois, le Grand Schtroumpf, le vrai, le vénéré,
pourra d'ici peu, notre échange de vie, apprécier. 


            

Le Grand Schtroumpf et le Schtroumpfissime

Schtroumpfissime, sur un trône perché,
Tenait en sa main un champignon.
Grand Schtroumpf, par l'odeur, incommodé,
Lui tint à peu près ce jargon :
« Hé ! bonjour, Monsieur Schtroumpfissime,
Que vous me semblez schtroumpf ! que vous êtes sublime !
Sans schtroumpfer, si votre langage
Se rapporte à votre visage,
Vous êtes le phénix des Schtroumpfs de ce village. »
A ces mots le Schtroumpfissime ne ressent pas de rage ;
Et pour montrer sa voix de maître,
Lève très haut son bras, laisse tomber son sceptre.
Le Grand Schtroumpf s'en saisit, et dit : « Mon bon Monsieur,
Apprenez que tout schtroumpfeur
Schtroumpfe aux dépens de celui qui le schtroumpfe :
Cette leçon vaut bien un sceptre, sans schtroumpf. »
Le Schtroumpfissime, honteux et confus,
Jura, mais un peu tard, qu'il ne recommencerait plus.

Content d'influencer le devenir social des Schtroumpfs, je m'éloigne de cette affreuse demeure, arborant le sceptre à tête de champignon à la main.



(*) Pour de plus amples détails sur la salsepareille, voici un site recommandé par Prof Cynic :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Salsepareille

Posté par golb à 22:09 - DLPDGS (expérience vécue) - Commentaires [7] - Permalien [#]

Commentaires
  • Tu me laisseras un extrait de jus de salsepareille de coté ?
    Posté par CYNIC, le 03 novembre 2004 à 23:23
  • Quel poète vous faîte, Grand Schtroumpf, heu, Pr. Golb, pardon. Quelle élocution, que de rimes riches ! Bravo. Mais je crois avoir reconnu dans certains passages la plume d'Edmond et de Jean, n'est-il pas ???
    Le jus de salsepareille a l'air d'être assez alcoolisé. Ceci me fait m'interroger sur l'âge que vous aviez au Portugal avec le Pr. Tournesol : En âge de boire de l'alcool ?
    Posté par Pr. Casbonbon, le 04 novembre 2004 à 08:25
  • Schtroumpfolique!!!
    Posté par Weird, le 04 novembre 2004 à 11:50
  • ... Mais où veut-il en venir ???
    J'ai essayé de connaître la fin de l'histoire par Mme Golb, mais bernique ! elle n'a rien voulu me dire. Je pense même qu'elle n'est pas très au courant de cette aventure de son mari...

    Bizarre, bizarre...
    Posté par Emma, le 04 novembre 2004 à 15:25
  • Oui, oui, je me souviens, le Portugal, le jus de salsepareille... Délicieux !!! Non, non, un peu plus à l'ouest...
    Nous étions très jeunes, n'est-ce pas, mon cher Golb ? ... Et vous aviez encore quelques cheveux à cette époque... hi, hi !!!
    Posté par Pr Tournesol, le 04 novembre 2004 à 15:48
  • ça se fume la salsepareille???
    Posté par Miss Vodka, le 04 novembre 2004 à 22:14
  • Cynic: Oui, mais une goutte, alors.

    Pr. Casbonbon: Oui, Edmond R. et Jean de la F. sont mes références ici, mais aussi Charles A. (cherchez bien).

    Weird: non, salsepareillolique.

    Emma: je suis le seul à savoir la suite!

    Pr. Tournesol: Oui, j'avais 19 ans, souvenez-vous: des pick-pockets nous avait volés les billets de retour et nous n'avions plus d'argent! Nous avons réussi à rentrer grâce à votre pendule!

    Miss Vodka: Ca se fume la vodka ?
    Posté par Pr. Golb, le 04 novembre 2004 à 23:21
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